La brûlure de l’été

29 Juil 2018 | 2 commentaires

Ils ne s’étaient pas vus depuis six mois. Plusieurs centaines de kilomètres les séparaient, et ces derniers temps, ni l’un ni l’autre n’avaient pu faire le voyage. Mais en ce jeudi de juillet, le moment des retrouvailles approchait.

A bord du TGV bondé qui fonçait à travers les champs de blé écrasés par le soleil, il lui avait envoyé un message sur son téléphone mobile:

— Fessée dans une heure.

Comme il s’en doutait, la réponse était arrivée en quelques secondes.

— Prête.

Elle n’était pas venue l’accueillir à la gare. Il connaissait le chemin. Dix minutes de marche, un quart d’heure tout au plus, à travers les rues de la petite ville sans histoires où elle habitait. Il faisait chaud. Son sac chargé de lourds appareils photo le faisait transpirer.

Elle avait bien proposé de venir le chercher en voiture, mais il avait refusé. Il préférait la savoir chez elle, à attendre. Il préférait, tout en marchant vers son but, essayer de deviner ce qu’elle porterait ce jour-là. Par cette chaleur, la petite robe légère était l’hypothèse la plus vraisemblable. Mais laquelle ? Elle en possédait des dizaines, toutes plus agréables à retrousser les unes que les autres. Et sa collection s’agrandissait sans cesse.

Par dessus tout, il aimait imaginer quelle position elle aurait choisi pour l’attendre. Elle savait ce qu’elle avait à faire. Il n’en doutait pas.

Il était arrivé devant l’immeuble, avait franchi le portail et gravi les escaliers jusqu’au dernier étage. Il avait poussé la porte de l’appartement. Elle était déverrouillée bien sûr. Il était entré et avait claqué la porte derrière lui, en fermant à clé cette fois.

La salle de séjour était plongée dans la pénombre. La fenêtre ne laissait filtrer qu’un rayon de soleil discret, atténué par la vitre opaque. Un doux rayon qui éclairait directement une croupe cambrée, couverte d’une courte robe noire à pois blancs. Il ne la connaissait pas encore, cette petite robe. La lumière était parfaite. Une fois de plus, elle avait devancé ses désirs.

Elle s’était agenouillée sur son sofa. Un sofa en cuir, un peu fatigué, qui avait accueilli plus de fessées qu’aucun autre représentant de sa race. Les coudes appuyés sur le dossier, elle attendait, le fessier offert au châtiment. Il allait dire quelque chose, mais elle l’avait devancé.

— J’ai besoin d’une bonne fessée, avait-elle dit.

— Baisse ta culotte.

Elle avait obtempéré, employant sa main gauche pour faire doucement descendre le long de ses cuisses son dessous en tissu blanc. Elle était droitière, il le savait. Il savait aussi que vu l’angle dans lequel lui-même se trouvait, il aurait été privé d’une grande partie du spectacle, et de la douce lumière naturelle qui l’éclairait, si elle avait employé sa main droite. Cette délicate attention l’avait fait sourire.

Lorsque la petite culotte avait atteint le niveau de ses genoux, elle avait reposé son coude sur le dossier du canapé mais, dans un mouvement malencontreux, le tissu de sa robe était retombé sur son postérieur.

Alors, il s’était avancé vers elle. D’un geste décidé, il avait relevé sa robe, exposant à nouveau ses fesses nues, et avait abaissé la petite culotte de quelques centimètres supplémentaires.

— J’ai besoin d’une bonne fessée, avait-elle à nouveau murmuré en sentant déjà sur sa croupe le souffle de sa main.

— Je sais, avait-il répondu.